La démonstration de force de Dreamville.

Décidément, nous sommes gâtés niveau hip hop pour préparer cet été, entre le de Freddie Gibbs et Madlib et le skeud de la Beast Coast, il ne nous manquait plus que la 3ème revanche des rêveurs que voici donc. Et bien, soyons clairs, de ces trois opus, qui sont tous les trois de haut niveau, celui-là est mon préféré, ça se joue pas à grand chose avec “Bandana”, mais J.Cole, le boss de Dreamville, fait la différence, il est selon moi, ce qui se fait de mieux dans cette génération de mc, avec Kendrick Lamar. Bon, pour commencer, je fais un rapide tour de vestiaire pour ceux qui ne seraient pas familier avec le crew : J.Cole donc, le patron de l’écurie, que l’on ne présente plus, ensuite vous retrouverez le costaud natif de Paris, avec la même coupe que Fabrice Eboué, j’ai nommé Bas, la superbe vocaliste Ari Lennox, JID, le petit prodige de la team, les vétérans d’Atlanta d’EarthGang et pour finir, Omen, Lute et Cozz qui viennent compléter le roster.

Quant au disque, très franchement, quel niveau!!! 18 titres et vraiment peu de temps faibles, avec des styles très variées niveau prod. où chacun s’y retrouve, le temps derrière le mic est plutôt bien réparti, même si Cole prend quand même un peu plus de lumière, bon, c’est le taulier aussi, faut dire… Ce que je trouve fort c’est qu’ils ont vraiment réussi à mixer des morceaux boom bap, du rap plus actuel comme sur “Rembrandt…run it back” ou “Wells fargo”, mais aussi des tracks très épurés comme par exemple “Down bad”, mais qui en réalité hyper travaillé avec des changements de rythmes, du scratch etc…. Les morceaux chantés avec la douce voix d’Ari Lennox comme dans “Self love” sont juste à mourir, elle capitalise sur la réussite de son “Shea butter baby” sorti très récemment. Difficile de sortir des tracks du lot, tant l’ensemble est cohérent et de qualité, mais je vais m’y essayer quand même, vous pourrez me dire quels sont vos préférés aussi. Personnellement, j’ai été soufflé par l’entrée en matière avec “Under the sun”, j’ai su de suite que le disque était fait pour moi, “Costa rica” aussi, où le débit de JID, Bas et les autres en mettront plus d’un à leurs places. Enfin, comment ne pas mentionner le “Middle child” de J.Cole, son seul solo de l’album, sorti il y a quelques mois déjà, où le mc du New Jersey brille de tout son talent sur un beat qui frappe, il explique faire le lien entre les générations, “little bro’ and big bro’ all at once” et comment ne pas être d’accord avec lui, tant il fait consensus dans le rap game? Pour conclure, je ne peux que vous conseiller de sauter sur cette revanche des rêveurs, 3ème volet, probablement, pour moi, le meilleur de la série.

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