
C’est la deuxième série où Drake a des billes (je compte pas Degrassi hein!) et deuxième réussite, même si pour Top boy, c’est un peu différent d’Euphoria, car ce n’est pas un programme original, mais bien une série de la BBC, qu’il a réussi à ressusciter.
Je dis bien ressuscité, car contrairement à ce que pourrait penser certains, la saison diffusée sur Netflix n’est pas la première, comme je le disais, la BBC nous avait déjà gratifié de deux premières saisons de haute volée. Mais voilà, ne bénéficiant pas de la même portée de diffusion que le géant US, la série est quelque peu passée inaperçue dans l’univers télévisuel français. Cela dit, pour ceux, qui comme moi, était resté la langue pendue à la fin de la 2ème saison et ce pendant de longues années, l’annonce de la reprise par Netflix est arrivé comme un cadeau et une crainte aussi…
Netflix n’allait-il pas plomber une pépite, comme ils l’ont fait avec Black Mirror ? Et bien non!!! Rassurez-vous, ce n’est pas le cas, cette 3ème saison donc, est tout simplement géniale !!! Dushane et Sully n’ont pas pris une ride, leur cité de Summerhouse non plus et on en reprend l’intrigue quelques temps après le départ de Dushane.
Je parlais de Baltimore dans le titre, car Top boy est bien pour moi, une sorte de pendant British de ma série favorite de tous les temps, je parle bien sûr de The Wire!!! Certaines scènes et certains persos en sont même troublants. Les échanges entre Sully et Dushane font beaucoup pensé à Stringer et Avon qui contemple leur royaume en se remémorant leur jeunesse. Ce qui est plaisant, c’est que si similitude il y a, on ne tombe pas dans une pâle copie, loin de là, Londres a son atmosphère, son langage « This is Summerhouse fam » !!!
Et musicalement alors? Et bien c’est du très costaud aussi! Et on sort un peu des sentiers battus, ce qui est d’autant plus étonnant avec Drake au commande, car on aurait pu avoir du bon gros son bien fat, bien commercial, bien US qui plus est, mais non!!! Là aussi, l’esprit est respecté, du rap Anglais assez brut, peu de nomsreluisants, mais par contre, cette B.O est terriblement efficace. Que ce soit par les passages en Jamaïque avec l’étoile montante, BurnaBoy en parfait porte flambeau où un Roots Manuva, vétéran Londonien qui vient dépoussiérer son mic pour notre plus grand plaisir.
Enfin, le plaisir n’aurait pas été complet si Sully, alias Kano dans la vraie vie, n’avait pas participé à ce soundtrack. Le type est à vrai dire, un bon mc. Je l’avais connu avant de le voir dans Top boy, avec le morceau « This is the girl » avec Craig David et puis j’ai toujours suivi sa carrière de plus ou moins loin, jusqu’à Top boy où j’ai découvert qu’il pouvait aussi sacrément bien joué à l’écran et là je me suis dit, ce bonhomme là mérite d’être suivi et si vous n’avez pas eu l’occasion de jeter une oreille à ses disques, c’est l’occasion de vous rattraper.