
Bilal fait parti de ces artistes assez uniques, un peu comme peut l’être une Jill Scott ou les Tank and the Bangas, à savoir qu’ils ne se conforment pas à une norme, ne s’arrêtent pas un style musical, ce qui peut en faire des artistes parfois incompris, avec un public selectif, pourrait-on dire et je suis heureux de faire parti de ceux-là.
Bilal a finalement peu d’albums a son actif si on prend en compte da longévité dans le monde de la musique, seulement 4 (Et demi) et chaque sortie fut assez espacée. Son premier opus reste mon préféré, ce « First born second » est une vraie pépite, baigné de l’époque Soulquarian, il est d’ailleurs pourvu de featurings de prestige comme Common, Mos Def, Dr.Dre ou Jadakiss, pas mal pour un premier skeud non? Des morceaux comme « Soul sista » ou « Queen of sanity » ou « Reminisce » sont pour moi de vrais classiques de la Nu-soul.
Le succès est instantané, mais malheureusement, sa carrière prend un coup d’arrêt, quand prêt à sortir un second album chez Interscope, il y a un désaccord avec le label et le disque n’est pas validé, sauf que… il fuite sur le net!!! « Love for sale » rencontre le succès, mais la situation écoeure l’artiste, qui pense à tout arrêter.
Il ne sortira rien pendant presque une décennie, mais continuera de vocaliser sur les morceaux d’autres artistes, il écrit aussi de la poésie, bref, il ne chôme pas, mais nous fera patienter avant de nous gratifier de la suite… « Airtight’s revenge ».
Dans cette deuxième partie de carrière, Bilal expérimente beaucoup, il multiplie les styles, parfois Rock, parfois Jazz, mais toujours Soulful, il me fais parfois pensé à Prince, même dans son timbre de voix. Il sortira encore 2 autres disques avec quelques perles, j’aime beaucoup « Money over love » et « Pleasure toy » avec les rappeurs Kendrick Lamar et Big K.R.I.T.
En attendant de la nouveauté, je vous conseille de jeter un oeil à cette performance géniale avec The Roots pour la B.O du film « Detroit » au fameux Tiny Desk.