Soundtrack 2 my life

Avec le décès récent de John Singleton, réalisateur phare des films dit “urbains” des 90’s, j’ai eu envie de me replonger dans les films qui ont fait ma jeunesse et qui étaient pour la plupart dotés de bandes originales plus dingues les unes que les autres, morceaux choisis…

BOYZ N THE HOOD

Je commence par l’un de mes films fétiches toutes catégories confondues et réalisé par Singleton justement, Boyz N the hood donc. L’histoire, c’est celle de la vie de 3 jeunes dans le quartier de South Central à Los Angeles, Tre, Ricky et son frère DoughBoy (Gras du bide en Français) alias Ice Cube, c’est d’ailleurs le film qui révélera son talent d’acteur au grand public. De l’innocence de l’enfance à l’âge adulte, nous allons vivre leur quotidien et ce n’est pas tout rose, croyez-moi…

La musique quant à elle, est tout simplement géniale, évidemment l’ancien de NWA participe activement, mais vous pourrez retrouver aussi Tony Toni Toné, Monie Love ou Main Source et bien sûr l’inoubliable “Black on black crime” de Stanley Clarke.

ABOVE THE RIM

On traverse les Etats Unis pour aller à la Mecque du Hip Hop, à NY pour un film qui parle également de la vie de la rue, mais aussi d’un autre sujet qui m’est cher, le basket. Pourvu d’un casting de rêve avec 2pac, Marlon Wayans et Wood Harris, le film est axé sur le destin d’une étoile montante du ballon orange, qui est approché par le parrain local (Pac) pour gagner un tournoi de playground. Tout simplement l’une des B.O les plus folles des 90’s selon moi, le “Pain” de 2pac résonne encore très souvent dans mes oreilles, je ne vous parle pas du “Anything” de SWV ou des “Afro Puffs” de Lady of rage, je vous le dis, c’est un bijou!!!

POETIC JUSTICE

2pac, 2ème édition et cette fois à l’affiche d’un film street/romantique avec une partenaire de choix, Janet Jackson, rien que ça! Un film qui résonne comme une poésie grâce aux proses écrites par Justice (en réalité par Maya Angelou) coiffeuse et poète à ses heures, qui viendront rythmer l’histoire réalisée une nouvelle fois par Singleton, plus sentimental que les deux premiers, mais tout aussi bon dans son style! Et la B.O? Et bien quand vous avez deux monstres sacrés de la musique en tête d’affiche, il ne faut pas se rater sur le soundtrack et rassurez-vous ce n’est pas le cas ici non plus. Janet vous tirera les larmes avec “Again” quand 2pac réveillera le thug en vous avec la “Definition of a thug nigga”. Pour compléter la liste, des légendes comme Stevie Wonder, Babyface ou Pete Rock sont venus poser leurs voix sur cette bande originale, bref, que du bon en soit.

NEW JACK CITY

Suis-je le gardien de mon frère? Oui je le suis!!! Les gens de ma génération n’ont sans doute, comme moi, jamais oublié ces mots dans la bouche de Wesley Snipes avant de … non pas de spoils!!! Classique de chez classique des 90’s, porté par Wesley Snipes, mais aussi Ice-T, Mario Van Peebles et Chris Rock, cette pépite de violence au milieu de la cité Carter est resté gravé à tout jamais dans ma mémoire cinématographique… et musicale!!! La crème de la crème de la musique New Jack est réunie, de Keith Sweat à Johnny Gill, leurs morceaux défilent et rythment le film a cent à l’heure, sans oublier deux scènes mythiques selon moi, la plongée sur les chanteurs autour du feu sur “Living for the city” et la scène hot de Nino Brown sur Color me badd et son inoubliable “I wanna sex you up”. A voir et à revoir…

MO’MONEY

Allez, sortons un peu de la tristesse du ghetto et des méfaits du crack, pour un film beaucoup plus léger, celui qui m’a fait découvrir les frères Wayans, enfin une partie de la famille, en l’occurrence, Damon et Marlon. Peter MacDonald nous raconte l’histoire de deux frères qui vivent aux rythme des magouilles pour sortir de la galère, toujours à la frontière de la légalité, mais toujours dans la bonne humeur. Cette petite vie leur convient jusqu’à l’arrivée de l’amour, derrière les traits de la magnifique Stacey Dash… Ici aussi, la New Jack est à l’honneur et la patte des deux producteurs en vogue du moment, Jimmy Jam et Terry Lewis se fait sentir. Au programme, le grand Luther Vandross, Janet, Johnny Gill et bien d’autres…

LES BLANCS NE SAVENT PAS SAUTER

Je reste sur les films un peu plus cools, au milieu de cette liste de films durs, il faut bien rigoler un peu et quand le film conjugue en plus la bonne humeur, le bon son et le basket et bah… On va chez Sizzler, on va chez Sizzler!!! Ceux qui ont vu le film, savent de quoi je parle! En plus de tout ça, le film est porté par un duo improbable, mais tellement efficace, Woody Harrelson et Wesley Snipes brillent comme jamais dans les rôles de Sydney et Billy! Niveau B.O, on est pas mal non plus, avec un soundtrack en 2 parties, la version R’n’B et la version rap, d’un côté les Venice Beach boys, Boyz II Men ou Aretha Franklin et de l’autre, Gangstarr, Main source et Cypress Hill, y’a pire comme casting non?

JASON’S LYRIC

Sans doute le moins connu de la liste, mais l’un de mes préférés malgré tout, l’histoire d’amour dramatique entre Jason et Lyric, perdue au milieu des drames familiaux des deux familles est tout simplement magnifique, une sorte de Roméo et Juliette moderne. Le casting est porté par la fine fleur du cinéma noir américain, Allen Payne et Jada Pinkett dans les rôles principaux et en soutien, on retrouve Forrest Whitaker, Eddie Griffin et Treach de Naughty by Nature, croyez moi, ça vaut le coup! Hip hop et R’n’B sont encore une nouvelle fois dosés subtilement et de ce savoureux mélange ressort un titre, un collectif formé pour l’occasion, les Black Men United avec leur “You will know”, une véritable pépite.

LA HAINE

Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, l’important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage… quiconque a vu le chef d’oeuvre de Kassovitz, n’a jamais oublié la voix de cousin Hubert. Le film qui a également révélé Vincent Cassel, le film noir et blanc, bien avant The Artist, la haine a marqué toute une génération, qui s’est retrouvé dans les déambulations de Vinz, Saïd et Hubert, moi y compris. Quant au disque qui accompagne le film, c’est pour moi, le plus marquant du rap Français en terme de bande originale. Tous les grands de l’époque sont là, le Ministère Amer, Iam, Raggasonic, les Sages Po’ et j’en passe, c’est tout simplement un sans faute… ou presque il me manque juste le mix de Cut Killer, quand il sort ses grosses enceintes à la fenêtre pour ambiancer toute le quartier.

MA 6-T VA CRACK-ER

Cocorico toujours avec le film de Jean-Francois Richet, sans doute moins connu que le précédent, mais tout aussi intéressant, avec un point de vue presque documentaire au milieu d’une cité de Meaux, où, d’un concert de rap, le quartier va s’embraser à cause d’une suite de réactions en chaînes. Aucune tête d’affiche pour tenir le pavé, mais ça fonctionne assez bien avec le style de réalisation et puis la bande son, avec MON morceau préféré de rap Français de tous les temps: “Retour aux pyramides” des X-men, c’est sans commune mesure, c’est mon best!!! Et il n’y a pas que ça, “Les flammes du mal” de Passi, “La sédition” des 2bal et Mystik et même KRS-One qui nous fait l’honneur de sa présence, ça le fait quand même non?

MENACE II SOCIETY

Il fallait que je finisse en beauté, avec la fougue d’O-Dog et son pote Cain, qui essaye tant bien que mal de rester sur le droit chemin, dans les rues de South Central et vu son entourage, c’est pas une mince affaire. Ce film a marqué l’Amérique, peut être encore plus que Boyz N The Hood, parce qu’ici, la violence est à son paroxysme, notamment au travers du personnage d’O-Dog, le cauchemar des USA. Musicalement, c’est tout aussi puissant, on passe du “Computer love” de Zapp à MC Eiht (également acteur dans le film) et “Streiht up menace”, qui raconte l’histoire du film en rap, un classique! La West Coast est à l’honneur sur ce disque avec Spice1, Dj Quik ou encore Too $hort. C’est pour moi, l’un des films les plus marquants des années 90.

Et enfin, les sons bien sûr!!!

5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. SALVAING dit :

    Cher Laurent,
    Que voilà un bel article. Je suivrais donc désormais à distance tes pérégrinations épistolaires depuis les bords de l’Erdre. Comme le dis la chanson.. « Puisque tu pars… sans un regard…  » du poète contemporain JJG.
    J’ai hâte de lire la suite.
    Musicalement,
    Guillaume.

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    1. Laurent dit :

      C’est gentil amigo!!! Et j’espère moi aussi continuer à lire la zic que tu sèmes de ton côté, peut être un guitunes à venir, qui sait…

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